Frustration…

Me voilà en pleine effervescence. Je n’ai pas peur de la page blanche, mon sujet est intéressant; il joint le cas clinique d’exception, rare et passionnant, à la souffrance d’un soignant ne sachant pas comment aider son patient. Il y a aussi l’errance du patient, de médecins en médecins et cette impossibilité qu’il a à entendre notre discours…
Le point final du billet est tombé. Je le relis. Je le relis encore. Je déniche quelques fautes d’orthographe. Je les corrige. L’article est prêt à être publié.
J’ai pris toutes les précautions pour que les patients cités ne se reconnaissent pas.
Je relis l’article. Tiens, voilà que j’ai un doute.
Je le relis… à mais il y a quand même pas mal d’anecdotes qui mis bout à bout… C’est sûr, elle va se reconnaître… Mince…

Je ressens alors toute la difficulté du médecin blogueur. Ne pas trahir nos patients. Faire en sorte de respecter la confidentialité de tout ce qui nous est confié. Rester vague quand les détails ont tous leur importance.

Cela peut être frustrant. Mais cela est nécessaire.

Il va falloir apprendre.

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